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L’Ouest : Bafoussam |
L’Ouest : Bafoussam
L’ouest est l’une des plus belles régions du Cameroun sur le plan naturel comme sur celui de la culture. Il est peuplé majoritairement des bamilékés et des bamouns. Aux paysages très variés, font alterner les zones de collines, de montagnes et de plaines et le relief accidenté abrite de nombreux sites naturels: lacs de cratères, chutes d’eau et vastes étendues de forêts ou de savane herbacée.
Les principaux attractions touristiques : Foumban et le palais du sultan, la chefferie de Bandjoun, le lac de baleng, les chutes de la Metchié, les monts bamboutos, mais c’est plutôt un territoire qui dans son ensemble compte de nombreuses chefferies traditionnelles. C’est une province où les traditions restent profondément ancrées ; ainsi chaque moment important du village : naissance, funérailles, deuil – est l’occasion de fêtes importantes qui réunissent tous les habitants.
Balades : la ville de Bafoussam est un excellent point de chute pour visiter l’ouest camerounais, et notamment Foumban, Bandjoun, Dschang, Bangangté, Bafang ,ou bien encore les villages de Kekem, et Bangua, le col de Batié, ou les monts Bamboutos dans la région de Mbouda.
Dans les environs immédiats de Bafoussam notons qu’on peut aller voir la chute de la Mifi (20 m de haut environ) son débit et sa force ont cependant impressionnants surtout en saison pluvieuse.
Chez les bamilékés les cérémonies funéraires sont l’occasion de rassembler tous les filles et fils d’une famille ou les membres d’un ou plusieurs villages et c’est un moment propice à la communication avec les dieux dont les notables implorent la protection. Une autre grande chefferie celle de Bangangté mérite d’être également visitée.
Le festival culturel Medumba, lui a lieu tous les ans et en général au mois de juillet. Il est organisé par les élites des 13 (treize) village du Ndé. Son objectif est de promouvoir la culture traditionnelle Medumba. Pendant le festival les danses traditionnelles sont organisées, ainsi que les lectures de contes et de légendes sur les habitants de la région.
Dans la région on peut également visiter le lac municipal de Dschang, les chutes de Mami-wata dans le village de Fongo-tongo (hauteur signalée 80 m environ) au cœur d'une forêt sacrée ou la chasse est interdite.La légende rapporte qu’une fée habite au fond de l’eau sous la chute.
Le Gouon est une fête traditionnelle Bamoun organisée tous les deux ans dans la région et marquée par des fantasias. Sont conviés à cette cérémonie des lamidos, les fons, et les fôs ( respectivement chefs traditionnels du grand nord, du nord-ouest et de l’ouest).
Foumban : le palais du sultan et son musée
Qui était le roi Njoya ? 17e roi de la dynastie des sultans Bamouns Njoya Ibrahim 1889-1933 accède au trône à 15 ans alors qu’il désigné successeur par son père à 4 ans. Outre le palais actuel du sultan, il donna une religion à son peuple et une écriture très particulière inspirée par un rêve et comportant 83 signes. Quelques uns des écrits en cette langue subsistent encore et son exposés dans le musée du palais royal aujourd’hui même.
Le palais du Sultan et son musée
Entre autres objets conservés dans le musée du Palais-Royal, sorte de bric-à-brac sympathique et colore qui mérite vraiment une visite, on trouve pêle-mêle de vêtements en écorce battue des machettes ancestrales avec leur tourteau en raphia et une main pour la poignée, des têtes d’animaux, des cornes d’ornement, des protège-têtes en raphia, des cendriers ornés de motifs traditionnels et de têtes, des calebasses à vin, un texte qui explique le pays bamoun en quelques chiffres et bien sûre de nombreux costumes traditionnels pour les cérémonies ainsi que des instruments de musique et d’anciennes armes de guerre, notamment une collection de lances et des boucliers en fibres de raphia et en peau de buffle…
Une pièce au centre du musée expose l’habit d’intronisation du roi, qui est tout en plumes. Ce sont deux capes confectionnées en plumes d’oiseaux nocturne. Le roi actuelle s’appelle Ibrahim Mbombo Njoya. Il est toujours accompagné de sa sœur institutionnelle, sœur de même père qui joue auprès de lui un rôle de conseillère.
Le manteau de panthère, de couleur rouge, ornement royal principal, commence par une peau de bête devant le trône, puis il s’étale sur 15 m et seul le roi a le droit d’y marcher. De chaque côté du trône sont disposés les deux boucliers avec le serpent à deux têtes, qui servent à protéger le roi. Vous admirerez les coiffes, certaines sont très anciennes, notamment celles décorées de perles et de cauris, que peuvent porter les dignitaires.
Lors de la visite, vous serez plongés dans l’histoire et la vie des rois bamouns. Vous effectuerez un survol des rituels, cérémonies, lois et règles qui régissent le société bamoun, apprenant par exemple qu’il existe une forme d’égalité des sexes : les femmes bamouns allaient en effet en guerre comme leurs époux.
Dans la salle en bas du palais, se trouve une série de trônes dont celui extrêmement moderne de l’actuel roi. En cuir, il contraste avec les autres sièges royaux qui sont de confection traditionnelle, avec des perles, des cauris, les deux jumeaux et les défenses d’éléphant. Le trône du roi Njoya est particulièrement beau, tout en perles, avec jumeaux derrière et deux jumeaux devant qui servent de repose-pied. L’un des deux jumeaux derrière le fauteuil tient une corne à boire. On y voit aussi une femme qui porte un panier de fruits. Les sièges sont toujours encadrés d’énormes défenses d’éléphant, qui pèsent jusqu’à 150 kilos. À l’intérieur du palais royal, la cour de justice traditionnelle traite les problèmes locaux, mais aussi les mariages. Les notables jugent d’abord et le roi tranche en dernier ressort.
Le musée des Arts et des Traditions bamouns
Ouvert de 8h à 18 h. Il n’y a pas de prix fixé pour la visite, mais vous pouvez laisser une contribution dans une boîte prévue à cet effet.
Le musée, fondé en 1930 par Mose Yepap, un collectionneur talentueux, il possède une riche collection d’objets d’art, bien mis en valeur et que l’on peut observer de très près. Vous pourrez ainsi admirer les masques de terre et les jarres destinées à chauffer le vin de palme et de raphia ou bien encore les nombreux gongs gravés, offerts par le roi aux notables en récompense de leur courage à la guerre ou les pipes géantes (certaines mesurent 2 m !), en bronze ou en terre cuite. Sur leurs fourreaux sculptés figurent des crapauds, symboles de fertilité, des araignées, symboles de sagesse et de paix, des singes ou des serpents à deux têtes.
L’artisanat local
Le samedi est le jour du grand marché et les habitants de tous les villages voisins convergent alors vers Foumban. Ce jour-là, vous pourrez acheter des pièces d’artisanat car le choix est immense. Vous trouverez des masques en pagaille, des objets en bronze ou en bois, des tambours, ainsi que des productions d’armes traditionnelles.
Les masques-passeports sont particulièrement intéressants et prisés des collectionneurs. Ces masques très petits, avaient autrefois une fonction. En effet, lorsqu’il n’y avait pas encore de papiers d’identité, le masque-passeport était présenté à la frontière entre deux territoires pour pouvoir passer. C’était une manière d’identifier les individus, leur statut social mais aussi leur ethnie d’origine.
Vous pourrez également vous équiper en petit mobilier : tables, chaises typiques, portes et coffrets sculptés, tabourets ornés de perles et de cauris, tout y est. D’autres artisans vous proposeront plutôt de la poterie, des tambours, des pipes, ou des statues en terre cuite ou en bois, peintes ou non, représentant des guerriers au visage menaçant et des personnages importants du peuple bamoun.
Vous verrez aussi des dents d’hippopotame sculptées et gravées, des cornes de buffle décorées, des calebasses en terre cuite, des cuirs et des tissus.
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